Les CAFards

Collectif de chômeurs et précaires à Montreuil

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Nous ne paierons pas la taxe d’habitation

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NOUS NE PAIERONS PAS
LA TAXE D’HABITATION…

La taxe d’habitation est imposée à tous (ou presque, ci-après) et, malgré les dégrèvements, reste impossible à payer pour beaucoup. Autrefois les RMIstes en étaient exonérés d’office. À l’occasion de la modification du RMI en RSA par l’ancienne majorité, ils ne le sont plus. Ce tour de magie opéré entre 2009 et 2012 n’est ni plus ni moins qu’une nouvelle taxation des pauvres sur le peu d’argent dont ils disposent pour vivre.

Le nouveau gouvernement PS applique cette décision avec zèle. Depuis 2009, nous n’étions que quelques-uns à avoir reçu la facture du Trésor Public pour reverser une bonne partie du RSA au dit Trésor, nous sommes nombreux à l’avoir reçue en 2012

Sous couvert de crise économique l’État nous fait les poches, déjà bien vides.

Pour éviter de la payer ou obtenir une réduction, il est possible d’envoyer un courrier au trésor public (une lettre est disponible sur http://exploitesenerves. noblogs.org). Il est aussi possible de remplir un dossier de remise gracieuse à retirer et renvoyer au centre des finances publiques dont l’adresse précise figure sur l’avis de paiement.

Toutefois, ces recours ne garantissent rien tant les décisions sont arbitraires. À travers la France, différents collectifs de chômeurs et précaires ont commencé à s’organiser pour refuser collectivement de payer cette taxe et appellent à des actions dans la semaine du 21 au 27 janvier 2013.

À tous ceux qui ne veulent ou peuvent pas payer la taxe d’habitation ou sont déjà endettés auprès du trésor public, à tous ceux qui n’y comprennent rien et qui veulent s’interroger avec d’autres, à tous ceux qui se demandent comment agir collectivement

RÉUNION PUBLIQUE

VENDREDI 18 JANVIER 2013 À 19H

à la Bourse du travail de Montreuil 24 rue de Paris, m°Croix de Chavaux

Calcul de la taxe d’habitation : La taxe est calculée à partir de la valeur locative du logement. Ce sont les collectivités territoriales (mairies, groupements de communes) qui fixent les taux d’imposition (montant de l’impôt) et qui décident de certains abattements (réductions). C’est pourquoi il peut aussi être utile de s’ adresser à la mairie du lieu d’habitation pour exposer l’ incapacité de payer.

Dégrèvements, abattements :Des réductions sont censées s’appliquer automatiquement, en fonction du revenu de l’année précédente déclaré aux impôts, (cette taxe est plafonnée à 3,44% du revenu) et de la taille du foyer fiscal (nombre de personnes à charges vivant dans le même lieu).Des réductions supplémentaires peuvent être décidées par les collectivités territoriales, comme par exemple,« d’appliquer un abattement en faveur des personnes de condition modeste » ou des handicapés et invalides.

Exonération :Les personnes âgées, handicapées et invalides, sous certaines conditions de statuts et de revenus n’ont pas à payer la taxe d’habitation.

Erreurs :Ces réductions ou annulation de la taxe devraient se faire de manière automatique. Toutefois, l’administration fait beaucoup d’erreurs, souvent en notre défaveur, il faut avant tout vérifier que l’ensemble de notre situation a été prise en compte.

Remboursement : Rien n’est trop tard si l’impôt a déjà été payé, on peut toujours demander à être remboursé des sommes déjà versées.

 

Written by cafard93

14 janvier 2013 at 3:54

Tous les premiers vendredi du mois, CAFé des CAFards

Les premiers vendredi de chaque mois,
de 16h30 à 19h30 au Rémouleur,
(106 rue Victor Hugo à Bagnolet — Métro Robespierre ou Gallieni).

En Ile-de-France, nous sommes des centaines de milliers à dépendre, pour nos revenus, le logement, bref, pour vivre, des institutions sociales ; des centaines de milliers à être considérés par la CAF, Pôle-Emploi, ou la Sécu, comme des fraudeurs en puissance, des mauvais pauvres à rééduquer, et à ce titre, contraints de nous soumettre à des contrôles, des humiliations, à l’arbitraire, pour conserver nos maigres allocations.

Au chômage comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer tend à neutraliser toute défense collective. Pour s’opposer à cette politique, les CAFards, collectif de chômeuses et précaires, proposent un rendez-vous le 1er vendredi de chaque mois, de 16h30 à 19h30 pour échanger les expériences, débrouiller ensemble des dossiers litigieux, s’organiser pour partager les moyens de se défendre et affirmer d’autres valeurs que celles du travail et du mérite, d’autres désirs que ceux que cette société veut nous faire intérioriser.

Ils cherchent à nous enfermer dans la peur et l’isolement, nous avons à inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité !

Written by cafard93

6 octobre 2012 at 1:15

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Journal de CAFards Printemps 2012

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JE ME DÉBROUILLE , TU TE DÉBROUILLES
EMBROUILLONS-LES !

P.1 Chasse aux fraudeurs ? Pas de honte qui tienne !
P.2 Le collectif de chômeur-ses et précaires de Lille au club de la presse
P.3 Organisons-nous face aux contrôles domiciliaires CAF !
P.4 Dette et austérité, le modèle allemand du plein emploi précaire
P.5 Depuis la périphérie (extrait)
P.6 Faire dérailler le train pour l’emploi  (actions à Rennes et Lille)
P.7 Après une tentative d’immolation, tout est redevenu normal au pole emploi de Dieppe. Normal ?
P.8 Rencontrons-nous au CAFé des CAFards

Ici le pdf :  cafards-journal-printemps201

et le pdf du texte de solidarité : L’enfer des bonnes intentions

Written by cafard93

13 août 2012 at 9:22

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N’AVOUE JAMAIS, un document sonore pour faire face aux contrôles domiciliaires de la CAF

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Les Cafards de Montreuil
présentent 



un document sonore de vingt minutes
à écouter sur le site de la Cip ou celui de Sons en luttes

N’hésitez pas à en faire usage !



Written by cafard93

6 avril 2012 at 1:04

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Chasse aux fraudeurs ? Pas de honte qui tienne ! Organisons-nous !

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RSAstes socle ou chapeau, chômeurs de fraîche ou longue date, salariés en pause ou en arrêt-maladie, intermittents, intérimaires, mères ou pères isolés, précaires, étudiants avec ou sans allocation logement, employés au quart de smic, avec ou sans papiers… Nous sommes des centaines de milliers, rien qu’en Ile-de-France, à avoir à faire aux institutions sociales.

Aujourd’hui, dans chaque antenne CAF, des affiches intimident les allocataires avec la description des amendes et peines de prison qu’ils pourraient encourir en cas de fraude ou de simple protestation. Partout, à Pôle emploi, à la Sécu ou ailleurs, nous sommes tous présumés coupables. Tout allocataire est pour l’institution sociale un fraudeur en puissance et donc contraint d’accepter n’importe quel contrôle s’il veut continuer à toucher ses maigres allocations de survie.

La chasse aux fraudeurs fait partie des discours de campagne présidentielle : « Frauder, c’est voler » annoncent les spots publicitaires ministériels. Le gouvernement publicise les chiffres de LA fraude et organise la confusion : la fraude patronale et la fraude aux allocations sont mises dans le même panier. On se félicite alors de la mise en place d’un arsenal de lutte contre la fraude et on enjoint tout le monde, toutes classes sociales confondues, à participer à cette guerre pour défendre l’intérêt commun, pour perpétuer l’ordre social. Ainsi celui qui « triche » aux allocations tricherait au détriment de la société-même. Comme si les patrons et leurs salariés, un millionnaire tétraplégique et son aide à domicile, Bettencourt et sa femme de ménage avaient le même intérêt. Il s’agit bien là de nier tout antagonisme de classe.

Cette campagne de chasse aux fraudeurs permet aussi aux gouvernants de prétendre mener des actions concrètes contre la « crise », et de rassurer tous ceux inquiets par la dégradation de leurs conditions de vie : on construit ainsi le modèle d’un mauvais pauvre qui serait individuellement responsable de la misère organisée de cette société. On pourra bien parler de moraliser les banques et la finance, mais la domination capitaliste reste elle une évidence intouchable. 

La chasse aux fraudeurs est un appel à la délation, un appel à la démarcation : Montre-moi que tu es un bon pauvre, fait-toi contrôler, fait du zèle, montres ta bonne foi au prix de ta liberté et de ta dignité, cours, cours plus vite que ton collègue de taf, démarque-toi des chômeurs fainéants et l’institution tamponnera ta bonne foi, ta disponibliité à accepter tout et n’importe quoi.

La chasse aux fraudeurs est également un instrument de peur. Ça marche tellement bien que beaucoup de potentiels allocataires ne demandent même pas ce à quoi ils ont droit. Ça marche tellement bien que nous nous soumettons trop souvent sans nous battre à des contrôles, à des humiliations, à l’arbitraire. À la CAF comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer – jusqu’à se faire criminaliser – neutralisent toute forme de protestation, voire de révolte.

Ces modalités de stigmatisation et de division s’appuient évidemment sur la défense de la valeur-travail. C’est ainsi que le gouvernement prétend redonner leur dignité aux RSAstes et annonce, en novembre 2011, le lancement dans plusieurs départements d’une expérimentation de travail obligatoire de 7 heures par semaine en échange du maintien de l’allocation. Et c’est encore au nom de la valeur-travail que le candidat de la majorité a proposé d’obliger les chômeurs à suivre des formations bidons et d’accepter la première offre d’emploi venue. Naturellement, en cette période de campagne, toute la gauche s’est offusquée de cette proposition mais n’oublions pas qu’en 1998, en plein mouvement des chômeurs, le socialiste Lionel Jospin alors premier ministre de la cohabitation déclarait qu’il voulait « une société de travail pas d’assistance ». Alors chers assistés, contre ces attaques actuelles et à venir, pas de honte qui tienne, organisons-nous.

Pour ne pas nous laisser écraser définitivement, il est temps que toutes ces questions sortent plus largement au grand jour et ne restent pas cantonnées dans la sphère individuelle ou privée.

Que mille collectifs fleurissent sur les décombres du plein emploi !

Voir : Organisons-nous face aux contrôles domiciliaires CAF !

Written by cafard93

20 février 2012 at 12:16

Publié dans Tracts & Documents

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