Les CAFards

Collectif de chômeurs et précaires à Montreuil

Tous les premiers vendredi du mois, CAFé des CAFards

Les premiers vendredi de chaque mois,
de 16h30 à 19h30 au Rémouleur,
(106 rue Victor Hugo à Bagnolet — Métro Robespierre ou Gallieni).

En Ile-de-France, nous sommes des centaines de milliers à dépendre, pour nos revenus, le logement, bref, pour vivre, des institutions sociales ; des centaines de milliers à être considérés par la CAF, Pôle-Emploi, ou la Sécu, comme des fraudeurs en puissance, des mauvais pauvres à rééduquer, et à ce titre, contraints de nous soumettre à des contrôles, des humiliations, à l’arbitraire, pour conserver nos maigres allocations.

Au chômage comme dans l’emploi, la culpabilisation, la peur de se faire radier ou virer tend à neutraliser toute défense collective. Pour s’opposer à cette politique, les CAFards, collectif de chômeuses et précaires, proposent un rendez-vous le 1er vendredi de chaque mois, de 16h30 à 19h30 pour échanger les expériences, débrouiller ensemble des dossiers litigieux, s’organiser pour partager les moyens de se défendre et affirmer d’autres valeurs que celles du travail et du mérite, d’autres désirs que ceux que cette société veut nous faire intérioriser.

Ils cherchent à nous enfermer dans la peur et l’isolement, nous avons à inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité !

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Written by cafard93

6 octobre 2012 at 1:15

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Journal de CAFards Printemps 2012

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JE ME DÉBROUILLE , TU TE DÉBROUILLES
EMBROUILLONS-LES !

P.1 Chasse aux fraudeurs ? Pas de honte qui tienne !
P.2 Le collectif de chômeur-ses et précaires de Lille au club de la presse
P.3 Organisons-nous face aux contrôles domiciliaires CAF !
P.4 Dette et austérité, le modèle allemand du plein emploi précaire
P.5 Depuis la périphérie (extrait)
P.6 Faire dérailler le train pour l’emploi  (actions à Rennes et Lille)
P.7 Après une tentative d’immolation, tout est redevenu normal au pole emploi de Dieppe. Normal ?
P.8 Rencontrons-nous au CAFé des CAFards

Ici le pdf :  cafards-journal-printemps201

et le pdf du texte de solidarité : L’enfer des bonnes intentions

Written by cafard93

13 août 2012 at 9:22

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N’AVOUE JAMAIS, un document sonore pour faire face aux contrôles domiciliaires de la CAF

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Les Cafards de Montreuil
présentent 



un document sonore de vingt minutes
à écouter sur le site de la Cip ou celui de Sons en luttes

N’hésitez pas à en faire usage !



Written by cafard93

6 avril 2012 at 1:04

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Organisons-nous face aux contrôles domiciliaires CAF !

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Autodéfense des précaires !


Aujourd’hui, dans chaque antenne CAF, un panneau d’affichage dresse une liste de condamnations exemplaires en cas de fraude (amendes, peine de prison, etc.). Des campagnes de presse mettent en avant la figure du millionnaire RSAste. Au nom de la bonne gestion de l’argent public, tout allocataire est suspect.

Soyons clairs, il s’agit de nous faire culpabiliser, de nous humilier, d’instaurer un climat de peur. De quoi nous décourager par avance en nous faisant oublier qu’il s’agit de droits et non de l’argent de poche donné par un père autoritaire, tant qu’on le mérite.

Nous sommes des millions à devoir nous serrer la ceinture, à faire des pirouettes pour payer les factures, la bouffe et les transports. Les loyers explosent et il est très dur de les payer même avec l’allocation logement. Tout le monde sait, y compris la CAF, qu’il est presque impossible de survivre avec le montant du RSA.

Et pourtant, dans un contexte de crise toujours plus marqué, le gouvernement français est encore passé à la vitesse supérieure.

Qu’il s’agisse de l’annonce du nouveau plan d’austérité qui promet la baisse des allocations sociales, ou de la campagne publique lancée depuis plusieurs mois contre la « fraude sociale », c’est toujours aux plus pauvres et aux plus précaires qu’il s’agit de s’attaquer.  Regardez, là un chômeur qui triche, là une allocataire que ne déclare pas son compagnon… ce sont eux les vrais responsables de la crise !

C’est aussi pour faire face à cette politique de culpabilisation de plus en plus agressive, que les CAFards, collectif de chômeurs et précaires, ont réalisé un petit guide pratique pour faire face aux contrôles domiciliaires de la CAF. Dispositif répressif parmi d’autres, le contrôle domiciliaire est exemplaire de ce qui se trame contre nous de l’autre côté du guichet.

Avec ce guide pratique, nous donnons quelques billes à chacun pour se débrouiller là où il se trouve, mais nous faisons surtout un appel à se rencontrer, à partager des informations, des pratiques, des idées. Là où ils voudraient nous enfermer dans la peur et l’isolement, il nous faut inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité.

Guide Quelques conseils pour faire face aux contrôles domiciliaires de la CAF :
↔ PDF version livret (28 pages A5)
↔ PDF version page par page (28 pages A4)
↔ Lire le guide en ligne sur le site de la CIP.

Je me débrouille, tu te débrouilles, ils nous contrôlent…
Embrouillons-les !

CAFards – Collectif de chômeurs et précaires
Contact : cafardsdemontreuil@riseup.net

Written by cafard93

6 avril 2012 at 1:00

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Plutôt chômeuse que bétonneuse

Written by cafard93

4 avril 2012 at 1:22

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L’ENFER DES BONNES INTENTIONS

Chômeurs et précaires solidaires des premiers “anarcho-autonomes” jugés sous antiterrorisme

Du 14 au 22 Mai, à Paris, s’ouvre le premier procès sous juridiction antiterroriste de 6 camarades désignés comme appartenant à la « mouvance anarcho-autonome. »

La Justice leur reproche des faits s’inscrivant dans diverses luttes de ces dernières années : la révolte des migrants enfermés dans le Centre de Rétention Administrative de Vincennes, qui aboutit à sa destruction par le feu ; l’opposition à la construction des Établissements Pour Mineurs ; les manifestations de rage et de dégoût suite à l’élection de Sarkozy, ministre de l’intérieur devenu président ; et le mouvement de refus massif du CPE, contrat  de travail destiné aux jeunes, qui permettait de les virer à tout moment en guise de bienvenue sur le marché.

La Justice fait son travail. Isoler, constituer des groupes pour les rendre responsables de pratiques largement partagées (grèves et manifestations sauvages, sabotages…), et ainsi redéfinir la frontière entre dialogue social acceptable et pratiques de luttes à réprimer ; enfermer quelques-uns pour faire peur à tous. Mais aussi, ici par l’invocation de l’imaginaire sanglant du « terrorisme », dépolitiser toute critique radicale, en la mettant sur le terrain moral du Bien et du Mal. Car puisque des mauvaises intentions suffisent à définir « l’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », le « terroriste » n’est au fond qu’un mauvais citoyen qui veut cracher dans la soupe, et mérite ainsi le régime carcéral.

Des drames comme la tuerie de Toulouse – contre lesquels l’augmentation des pouvoirs de police ne peut pas grand chose – sont pain béni pour justifier les procédures antiterroristes, et plus généralement pour renforcer tous les dispositifs de  gouvernement par la peur. En créant des épouvantails (islamistes, anarcho-autonomes…), de telles procédures permettent aussi de fabriquer, en creux, une nouvelle définition de la bonne citoyenneté, où chacun est enjoint non seulement de respecter la loi, mais aussi de faire preuve de  bonne volonté, de se mobiliser activement pour la perpétuation de l’ordre social, c’est-à-dire pour l’économie, le capitalisme triomphant.

Toute institution ayant en charge de gérer des populations crée de bonnes catégories à faire vivre et de mauvaises à corriger. En tant que collectif de chômeurs et précaires, nous connaissons bien les deux faces de cette politique où s’entrelacent en permanence bonne vieille discipline et technologie high-tech du contrôle. Ce qui nous menace aujourd’hui n’est pas seulement ce qui est interdit et réprimé, mais ce que la société valorise et exige de nous ; à côté de la pénalisation des formes de refus et de résistance se renforce sans cesse une exigence de participation, de mobilisation pour l’ordre social (l’économie).

Que voyons-nous chaque jour dans ces officines de l’entreprise du « social » que sont les Pôle Emploi et les CAF ? Que le chômeur, et plus généralement tout usager d’une institution sociale, est d’emblée soupçonné de fraude, de refus d’insertion, bref de mauvaise volonté. Et que cette présomption de culpabilité transforme des droits collectifs en faveurs à mériter au cas par cas, chaque allocataire ayant  à prouver sa mobilisation dans la course à l’emploi, à donner des gages d’insertion, de bonne volonté envers « l’intérêt général », sous peine de perdre ses allocations.

Et si depuis des années, on assiste (on désigna un temps par « sarkozisme » ce phénomène) à une banalisation des arrestations, des garde-à-vue, des perquisitions, des interrogatoires, comment ne pas la rapprocher de la multiplication, dans le même temps, des contrôles domiciliaires, des rdv obligatoires d’évaluation et autres contrôles humiliants que subissent tous ceux qui touchent une allocation sociale ? Petite terreur de l’agent de la CAF s’immisçant chez nous pour chercher à nous piéger, à nous couper nos moyens de subsistances, et grande terreur du juge antiterroriste qui peut te mettre en prison des années pour des textes contestataires et des fumigènes bricolés, s’opposent moins qu’elles ne se complètent. Dans une société qui ne promet plus grand chose – on parle de « crise » – , reste le gouvernement par la peur, par l’individualisation, par l’intériorisation de force de ce qui doit être la bonne conduite, le bon comportement. Qu’importe que l’inégalité règne, que la subordination de classe reste le fondement de l’économie, puisqu’il est à la portée de chacun de s’impliquer, d’être motivé, de rester employable ou de travailler à le devenir, c’est-à-dire avoir un projet de vie inscrit dans l’horizon du travail salarié. Qu’importe si rien n’est vrai, puisque c’est (la bonne) intention qui compte.

Il nous faut construire les moyens collectifs de s’attaquer à ces dispositifs qui cherchent, au tréfonds de nous, dans un binarisme absurde, soit à nous faire plaider coupable, en faute et en dette face à cette société, prêts à subir le châtiment, soit à nous épuiser à donner des preuves de notre innocence et de notre bonne volonté.

Et si nous sommes solidaires des 6 camarades dont le procès commence en même temps que la nouvelle présidence, c’est au nom d’un refus commun de ces figures qu’on voudrait nous voir incarner : le bon citoyen et le bon pauvre, le bon français entreprenant et délateur, xénophobe et travailliste.

Nous, chômeurs et précaires, continuerons à refuser de nous faire insérer de force, et à porter de bien mauvaises intentions envers cette société qui ne promet rien que nous désirions. CRACHONS DANS LA SOUPE, ELLE EST DÉGEULASSE !

LIBERTÉ POUR TOUS LES MAUVAIS PAUVRES ET MAUVAIS CITOYENS EMPRISONNÉS !

CAFards de Montreuil,
collectif de chômeurs et précaires
cafardsdemontreuil@riseup.net – cafard93.wordpress.com


extrait de la brochure Mauvaises Intentions #3 (infokiosques.net/mauvaises_intentions) :

Petit rappel des faits 

Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés en janvier 2008 alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève- pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une “bombe à clous”.
Ivan et Bruno sont alors placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire.
Quelques jours plus tard, Inès et Franck sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des 5 traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics pendant l’entre-deux-tours des présidentielles de 2007.
Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes. La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées “anarcho-autonomes” pour tenter de trouver qui se cacherait derrière les ADN manquants. Javier, le frère d’Inès, puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison pendant plusieurs mois car leurs profils ADN correspondraient aussi aux traces retrouvées sous la dépanneuse. Par ailleurs, en juin 2010, Javier  a, en plus, été mis en examen pour une série de sabotages par incendie sur des armoires électriques de signalisation SNCF qui ont paralysé une partie du trafic ferroviaire en 2006 pendant le mouvement “CPE”. Son ADN aurait été retrouvé sur le lieu d’une tentative de sabotage.
Inès, Javier, Damien, Ivan, Franck et Bruno ont chacun fait entre 5 et 13 mois de détention préventive dans le cadre de cette procédure. Et ils restent sous contrôle judiciaire jusqu’au procès en correctionnelle.

PDF inferno

Written by cafard93

15 mars 2012 at 1:36

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Affiche “soleil”

Written by cafard93

14 mars 2012 at 7:49

Publié dans Affiche